26 janvier 2008
Objection rejetée.
Déambuler dans les rues de ma ville. Y observer ces centaines de femmes. Mon pas se fait lent, lourd, à l'affût de tout ces petits détails. Elles sont là, à tous les coins de rues. Il y a celle qui est assise dans le froid sur la terrasse d'un café désert, le regard bleu dans le vague, se réchauffant les mains sur sa grande tasse de café noir. Il y a celle qui marche au hasard, les yeux fixés sur une lettre manuscrite, l'écriture serrée lui faisant briller les yeux. Plus loin, il y a celle dont la jupe trop courte dévoile le haut des bas alors qu'elle se penche vers son fils pour lui remettre son bonnet. Il y a celle sur son vélo qui, arrêtée au feu rouge renoue ses lacets et laisse entrevoir par un pull baillant une poitrine chaude. Il a y a celle qui, à la caisse d'un grand magasin perd ses yeux dans les miens, sans me voir vraiment, en pensant à autre chose et qui de toute évidence ignore l'effet que cela a sur moi.
Puis plus tard, dans ce café où je suis allée me réchauffer, il y a cette jeune femme, les cheveux trop blonds dérangeant son visage, tout occupée à tapoter un texto sur son téléphone, visiblement excédée, par une attente, par une absence, par une promesse non tenue. Et il y a moi, assis au bar, en face d'elle, le regard plein de ces images, de cette sensualité quotidienne et ordinaire, que je glane comme autant de trésors. Et je découpe chaque petit détail de sa personne : les marques d'énervement sur son front, sa main qui glisse sous son pull trop large, dans son dos, pour soulager une douleur, ses yeux foncés fixés sur le petit écran qui ne répond pas, sa bouche contrariée, pincée, mais tellement expressive, ses talons de bottines qui se balancent sur la barre du tabouret.
Je pars aux toilettes et alors que je suis en train de me laver les mains, j'entends le claquement de ses talons dans le couloir. Je ne me retourne pas, mais je l'entends s'immobiliser derrière moi. Je me dis que simplement elle attend qui je libère l'endroit, mais lorsque je me tourne vers elle, c'est toute sa personne qui m'attend moi, ses yeux sont rivés sur moi. Et elle me dit "je suis venue pour rien, je déteste perdre mon temps", avec dans la voix un agacement qui me rend presque responsable de sa situation.
Elle m'a bousculé contre le mur, comme l'aurait fait un homme, son corps est venu se caler contre le mien. Sur son front plus d'énervement, dans ses yeux, la lueur du jeu. De sa langue pointue, elle est venue lécher ma bouche et sa main très vite a trouvé dans mon pantalon ce qu'elle cherchait, elle a sorti ma queue qui ne demandait rien de plus et s'est agenouillée pour me sucer. Sa bouche s'est faite brûlante et très rapide autour de moi et pendant ce temps, je voyais son cul, moulé dans un jean trop serré qui tournait au-dessus de ses bottines, ses mains s'accrochant à ma taille. Elle poussait des grognements de plaisir et je me disais que je devais être en pleine vision délirante d'un fantasme. D'une main, elle a tiré sur le col de son pull trop large pour en laisser s'échapper un sein dont elle a commencé à torturer la pointe. La voir ainsi, à la fois offerte et tellement libre, voir sa bouche rose glisser sur ma queue, toujours plus raide, m'a plongé dans un état proche de la syncope. Elle s'est relevée, j'ai eu le temps de voir ses yeux pétillants et elle m'a forcé à pivoter sur moi même pour me retrouver face au mur. Elle a continué à me caresser la queue, comme si elle me suçait, d'une main enveloppante et douce, rapide et régulière. Puis j'ai senti tout son corps se lover contre le mien, et un mouvement de va-et-vient qui trahissait une caresse de ses cuisses, de son sexe contre moi. J'ai pu en un clin d'oeil constater qu'elle avait glissé sa main libre dans son pantalon et qu'elle se caressait avec précision et nervosité. Elle a commencé a gémir en accélérant le mouvement de sa main sur ma queue. Dans une espèce d'extase, j'ai vu près de la porte se profiler une silhouette qui est repartie rapidement et j'ai pris conscience du peu de virilité de la situation, mais il m'en fallait bien plus pour en perdre mon désir. C'est d'ailleurs un plaisir éclatant et sincère qui m'a fait jouir, les deux mains plaquées au mur, alors que le demoiselle derrière moi gémissait de plus belle. Elle a lâché ma queue, je l'ai sentie se crisper contre moi. S'en est suivi un soupir, elle est allée se laver les mains, et se regardant dans la glace, elle a répété "je déteste perdre mon temps", et elle a quitté les lieux.
Déambuler dans les rues de ma ville. Y observer ces centaines de femmes. Et parfois, la surprise...
***
13 janvier 2008
Nude.
[Musique indispensable à toute lecture]
Voila des semaines qu'il veut jouer. Il dit "oui", il dit "non", il dit peut-être. Il me sourit ou il m'ignore. Il me parle trop ou pas assez. Je vois sa tête se tourner dès que je passe devant son bureau, je sens son regard sur mon corps quand je lui parle, je sens le jeu qu'il veut mettre en place. Je n'ai pas eu envie de jouer au début, puis finalement, il a su y faire. C'est un homme très grand, fort, tout en muscles et en chaleur, les cheveux ras et les yeux foncés. Je l'ai trouvé séduisant la première fois que je l'ai vu, plus précisément attirant. L'autre jour, il rentrait de vacances et je me suis dit en le regardant que sa peau toute bronzée devait avoir un goût magique. En lui faisant les bises en arrivant au boulot ce matin là, j'ai trouvé sa joue électrique. Puis ses yeux depuis me semblent plus sombres, plus animés. Et je me surprends à guetter les mouvements de ses mains qui dessinent des arabesques.
Et hier, sans que je m'y attende, le petit jeu que je prévoyais long, progressif et sans aucune conséquence a basculé, d'un coup d'un seul, dans quelque chose que je n'attendais pas. J'aurais imaginé le sexe, la vulgarité, j'aurais pu penser à la violence du moment, à l'urgence, à la force. Jamais je n'aurais imaginé ça.
Il me parlait de ce dossier, de ce groupe que nous avons à encadrer en commun. Il me parlait de ses projets. Ses mots étaient vides et ses yeux trop pleins et même dangereux. Il le savait car il les baissait, ne parvenait plus à soutenir mon regard. Très vite, son trouble m'a gagnée et plutôt que d'en sourire, j'en ai eu peur, j'ai senti que ce ne serait pas anodin. J'ai eu plus peur encore du contexte. Nous étions dans son bureau, les derniers dans le bâtiment, les clés qui devaient le fermer derrière nous étaient dans sa main gauche. J'ai voulu partir, je ne l'ai pas laissé finir sa phrase, j'ai tourné les talons et je me suis précipitée vers la porte. C'était incroyable déjà que tant de choses aient pu passer entre nous sans que nous n'ayons dit un mot. J'ai juste entendu mon prénom, avec une tonalité si différente, grave, profonde, qui contrastait tellement avec les banalités qu'il disait alors. Je me suis retournée, il n'avait pas bougé. Il a dit "non". Et il y avait dans ces trois lettres toute l'intensité de ce que je n'avais pas perçu jusqu'alors. Je me suis approchée de lui, j'ai dit "pourquoi" et nous n'avons plus eu besoin de mots. Il a tendu sa main et la mienne est allée la frôler. J'ai retrouvé cette électricité, ce magnétisme. J'aurais aimé m'arrêter là car je sentais bien que je ne ressortirais pas indemne de ce qui allait suivre. Ses yeux ont plongé dans les miens, sa main est venue sur ma joue et a glissé dans mes cheveux et l'électricité s'est faite enveloppe, bulle, rien d'autre n'existait autour. Ses lèvres se sont rapprochées des miennes, à en sentir son souffle s'accélérer : un instant qui a duré une éternité. Puis le choc, la chaleur dans tout le corps, sa langue sur la mienne, comme liquide et des étoiles devant mes yeux fermés.
Bien sur ses mains ont glissé sur le reste de mon corps, cherchant ma peau sous mes vêtements. J'ai cherché la sienne, prête à défaillir, gonflée d'un désir que je n'avais jamais connu, élastique. Les vibrations de notre désir semblaient emplir la pièce. Et je sentais comme son coeur battre en moi. Nos bouches se sont quittées pour qu'un regard (plus fort encore que le baiser qu'on venait d'échanger) chasse le reste de peur en moi. J'ai trouvé son désir, sous ma main, chair gonflée et brûlante. Il a trouvé mon intimité en glissant sous ma jupe, il a trouvé mon intérieur, comme un secret que personne n'avait encore touché. Nous nous sommes débarrassés des vêtements qui pouvaient freiner cet élan, presque sans nous en rendre compte. Son sexe a remplacé ses doigts en moi, naturellement, et nous étions comme soudés l'un à l'autre, mon dos calé contre le mur, sa force et sa chaleur, en moi. Il en est arrivé à me soulever, lentement. Nos souffles ont suivi ce rythme calculé, pur. Jusqu'à une évidence, pour chacun de nous. Une longue évidence.
Il m'a fallu plusieurs minutes pour reprendre mon souffle et mes esprits. Ensuite, il m'a fallu plusieurs jours, plusieurs semaines pour accepter cette nouvelle idée : lui dans ma vie, avec toute cette évidence que je n'avais su voir avant.
***
16 octobre 2007
Ovale.
Un peu par hasard, je me retrouve l'autre soir devant le match de rugby. Une équipe de France qui perd certes, mais des images qui me restent dans la tête : force et sensualité. Alors que ces bougres tentaient de se frayer une place en finale, j'observais, gourmande, les paquets de muscles et la brutalité des gestes.
Et ce qui me reste surtout, c'est Chabal. J'ai imaginé en me couchant ce soir là, le poids de son corps sur le mien, la souplesse et la force de ses mouvements, ses cuisses entre les miennes, sa bouche dans mon cou, sur ma peau, partout, ses cheveux glissant sur moi, la puissance...
17 août 2007
Massages.
Quand je l'ai vue se déshabiller ce jour là, j'ai été ému. Pourtant, je vois des femmes qui se déshabillent tous les jours, environ une dizaine. Je ne les vois même plus. Je vois les gens, je ne vois plus les corps. Je vois des carcasses asexuées présentant un dysfonctionnement. Je suis kiné. Depuis vingt ans l'année prochaine. Je manipule les corps comme un électricien manipule des fils, comme un boucher manipule de la viande. Et tous les jours, elles retirent leurs vêtements, machinalement, parce qu'elles savent que j'en ai "vu d'autres", alors elles font ça comme elles le font dans leurs salles de bains, tous les soirs. Puis ce n'est pas de la nudité qu'elles exposent, c'est un mal, une douleur et je suis le docteur, celui qui a la solution.
Puis ce mardi matin humide et gris, elle est arrivée. Je ne l'avais jamais vue. Elle m'avait été envoyée par un collègue pour un problème de sciatique. Je l'ai mise dans la petite pièce du bas, celle sans fenêtre, et je lui ai dit, comme à tout le monde, "déshabillez-vous, je reviens vous chercher". J'ai laissé la porte entre-baillée parce que ça faisait trois jours que l'ampoule était petée et que je n'avais pas pris le temps de la changer. Mon fixe a sonné et je suis allé décrocher. Je me souviens que c'était un client portugais qui venait me voir depuis des années pour son genou. Et je n'ai jamais rien compris à ce qu'il me racontait.
Puis curieusement, ce jour là, le téléphone collé à l'oreille, je me suis retourné vers la petite pièce sans fenêtre à la porte entrouverte. Elle était assise sur le petit banc au centre, dos à moi dans la pénombre. Elle a commencé à enlever soigneusement chacun de ses vêtements en les pliant à côté d'elle. Ces gestes découvraient au fur et à mesure des sous-vêtements sobres et une peau d'une blancheur lumineuse. Il y avait dans chacun de ses mouvements une telle pudeur que j'aurais aimé lui trouver vite une ampoule pour pouvoir refermer cette porte ouverte qui faisait de moi, soudainement, un voyeur. Parce que je ne pouvais pas la quitter des yeux. Et la voix de monsieur Da Silva ne me parvenait que par bribes toujours incompréhensibles. Alors qu'elle ne portait sur elle plus qu'une culotte blanche et que j'observais la bouche ouverte chaque ligne de son dos, sa tête a pivoté et ses yeux ont croisé les miens. J'ai posé le téléphone sans même prendre le temps de raccrocher. Il faut bien comprendre que ce n'est pas son corps qui m'a fait perdre tous mes moyens ce jour là. C'est elle. La personne et ses gestes emprunts de grâce et de gêne. Il fallait que je me reprenne, son regard était planté en moi, et nous étions tous deux terrifiés par cette situation que je connaissais pourtant au quotidien. Mais ce jour là, tout était si différent. J'étais juste un homme, bouleversé. Il a fallu que je m'approche d'elle. Mes yeux ont quitté son corps pour ne regarder que mes pieds s'avancer vers la petite salle. J'ai murmuré "suivez-moi". Et toujours les yeux sur mes godasses, je lui ai montré la table de massage dans la salle du fond. J'ai juste pu articuler "sur le ventre". Je n'ai pu m'empêcher de la regarder grimper, son bras gauche tentant de barrer sa poitrine. Son malaise emplissait la pièce. Tant de fois j'avais été confronté à la pudeur de jeunes femmes, et j'avais toujours su en faire fi de façon à banaliser le moment pour les mettre à l'aise. Ce jour là, tout était différent.
Je me suis approché de son corps allongé. Ses seins lourds écrasés par son poids sur la table, ses cuisses rondes, la trace du maillot sans doute plus large que sa culotte de coton blanc... Tout était émouvant, ce n'était pas un corps, c'était une histoire, un univers qui s'étalait sous mes yeux. Elle n'avait jusqu'alors prononcé aucun mot et je me suis dit que ce silence était sans doute pour beaucoup dans l'atmosphère pesante du moment. Alors que j'enduisais mes mains d'huile, je questionnai ma nouvelle patiente sur les raisons de sa venue, d'une voix qui se voulait pleine de certitude et de force.
Elle m'a expliqué ce faux mouvement, et cette douleur aiguë depuis. Sa voix était tendre et étouffée, hésitante et secrète, comme si j'étais en train de fouiller son intimité. Il a fallu que je pose mes mains sur sa peau. Ce contact d'ordinaire logique et facile a pris ce jour là des proportions extraordinaires. Au moment où mes mains se sont posées sur son dos, j'ai ressenti comme un arc électrique dans tout le corps. Essayant tant bien que mal de garder mon calme, j'ai commencé le traditionnel va-et-vient qui réchauffe et détend les muscles. La particularité cependant de la sciatique est que le massage s'attarde sur la bas du dos. J'ai essayé ce jour là de faire vite, bien et de penser à autre chose mais je sentais sous mes doigts quelque chose d'inhabituel. Ma patiente se détendait lentement alors que de mon côté, un désir qui n'avait jamais trouvé sa place en ces lieux était en train de naître. Je regardais mes mains glisser sur sa peau et je les imaginais trop volontiers s'égarer à la naissance de ses cheveux, sur les formes généreuses de ses seins, sous le coton de sa culotte. Une envie presque douloureuse s'empara de moi, à m'en tordre le bas-ventre. Des images du plus en plus fortes et bouleversantes m'aveuglaient. Il a fallu que je quitte la pièce, sans aucune explication. Je suis allé me réfugier dans le bureau voisin pour sortir de mon pantalon, dans l'urgence, l'objet de mon délit. Je me suis dit, stupidement, que me soulager me permettrait de continuer à travailler dans des conditions normales en faisant abstraction de ce que dégageait cette personne. Je commençai à me caresser, nerveusement, presque douloureusement quand ce que je n'aurais jamais imaginé se produisit. La porte bailla pour me laisser entrevoir le corps blanc et plein de ma patiente, toujours un bras devant sa poitrine. Ses yeux sont venus s'arrêter sur ma main, occupée à me soulager. Elle a baissé son bras, s'est avancée vers moi, laissant sa candeur dans le couloir, s'est agenouillée et a pris dans sa bouche mon érection phénoménale du jour. Elle m'a sucé comme on ne m'avait jamais sucé, avec une tendresse et une attention que je n'avais jamais connues.
La caresse de sa bouche chaude sur moi dura quelques minutes seulement, durant lesquelles mes yeux étaient rivés à ses lèvres, charnues, gourmandes et appliquées. Elle faisait ça comme si j'étais le seul, le premier, comme s'il y a avait entre nous quelque chose de très particulier, alors que nous nous connaissions depuis moins d'une heure. Soudain, elle se releva en restant tout contre moi. Elle me fixa dans les yeux et me dit qu'elle ne comprenait pas, qu'elle ne faisait jamais ça, que c'était si spécial. Mais elle n'avait pas besoin de mots, je sentais bien ce qu'il y avait entre nous, ça n'avait rien de commun. Elle fit glisser sa culotte le long de ses jambes et prit ma main dans la sienne, elle me guida au centre de son intimité, brûlante et humide. Ma queue était gonflée de désir contre son ventre nu. Elle posa ses fesses sur mon bureau encombré de paperasseries et écarta ses jambes. Elle me souriait maintenant, semblant avoir oublié toute timidité. Ma main toujours nichée entre ses jambes commença alors une caresse d'exploration : sentir sa douceur, sa chaleur, la voir ainsi ouverte à mes doigts me poussa en elle. Je la pris avec une douceur et un calme propres aux personnes qui s'aiment et se connaissent depuis longtemps. Elle plongeait ses yeux dans les miens et je pouvais y lire tout son plaisir et cette complicité naissante entre nous qui faisait de ce moment un instant magique, irréel et j'aurais tout fait pour l'arrêter. Je la pénétrais profondément, je me sentais ancré en elle, et il a fallu que je la serre dans mes bras, tout contre moi, pour savourer pleinement la jouissance exceptionnelle qui devait suivre. Le plaisir nous submergea tous les deux alors que la clochette de l'entrée annonçait l'arrivée de ma patiente suivante.
Ç'aurait pu s'achever sur cet instant, avec un plongeon brutal dans la réalité qui aurait cassé notre magie. Mais non, c'était plus fort que ça. Aujourd'hui, je vis avec elle, et je suis toujours aussi ému lorsque je la regarde se déshabiller.
19 juin 2007
Diamant

Doigts
Peau
Regard encore
Bruit de l'océan
Chaleur rose
Douce fatigue
Musique rythmée et tropicale
Du sable
trop bu
Couchée sans savoir pourquoi, à même le sol
La plage
Encore ses doigts
Mes cuisses
Ses doigts sur mon sexe
Dans
Va et vient
Et sa langue
Sur ma peau, dans ma bouche, sur mon sexe
Il s'agite et je suis lourde comme du plomb
Mais je profite de chacun de ses gestes
Le sable est collé sur ma peau moite
Sa queue dans ma bouche
Soudain
Il m'attrape par les cheveux
J'aime
Il jouit dans ma bouche
J'aime
Mais ce n'est pas assez
Il me retourne
me dit qu'il m'aime
et prend mon cul
à pleines mains
Le masse
Je sens son regard sur ma croupe
comme une caresse
longtemps
il me pénètre de ses doigts
me farfouille
me lèche encore
longtemps
mon visage est écrasé sur le sable
picotements
Plus loin, rires de touristes et samba
je ne sais combien de temps nous restons là
je gémis en continue
Objet de désir
d'un désir alcoolisé que je ne connaissais pas
sauvage et sans réflexion
...
ça y est, il me prend
il en avait sans doute très envie
je me sentais creuse
Sa queue est grosse et dure
elle me remplit
Je suis sur le côté
Il tient une de mes jambes en l'air
Il va vite
Il tape en moi, bute contre moi
et j'aime ce contact rapide dans mon corps
Mes gémissements se font plus forts
il griffe un de mes seins
Il bouge en moi
Longtemps
Il crie
et moi aussi
J'ai l'impression ce soir là
que nos cris de plaisir
ont couvert le bruit des vagues.
31 mai 2007
Acrostiche.
S'attendre à ta bouche sur ma joue
Et sentir finalement tes doigts
N'osant me dire les choses du tout,
Soudainement, la caresse devient ton choix
Un mot aurait été plus simple pour que je te donne tout.
Avec silence tu frôles ma peau, éveille mon émoi
Longeant mes épaules, mes seins, mon cou.
Il faut que l'on se cache, j'entends des voix
Ta bise se transforme trop vite à mon goût
En caresse indécente et sensuelle à la fois.
30 mai 2007
Un seul être vous manque...
Impossible de retrouver vos messages (s'il y en avait),
plus de trace de ma boîte aux lettres,
elle semble s'être évaporée,
dans une de ces fameuses fusion de groupes
(pas de malentendu, je parle "économie")...
Si vous aviez des déclarations à faire,
aussi coquine soient-elles,
il ne vous reste plus qu'à les faire en ligne...
En attente d'une autre solution.
29 mai 2007
Mise à jour.
Quand je rentre dans la pièce, elle est là, le cul en l'air, offert et nu, tourné vers la porte, tout son buste reposant sur son bureau. Je ne comprends pas tout de suite, elle m'a pourtant appelé, ce n'est donc pas un accident. Je n'arrive pas à articuler un mot, mais pourtant, je ne me sens pas vraiement gêné, je ne parviens pas à faire demi-tour et à fermer la porte sur ce tableau merveilleux. Elle ne bouge pas, mais j'entends sa voix, ou plutôt un gémissement. Et en même temps, ses jambes jusqu'alors croisées sur elles-mêmes, se déplient légèrement, se tendent, et les talons aiguilles noirs viennent se planter dans la moquette. Ses jambes forment un angle, et son cul en est le sommet. J'aperçois, se dessinant entre ses fesses parfaites, sa petite chatte qui semble respirer, donnant vie au spectacle encore figé.
Silence. Ai-je le droit d'approcher ? De toucher ? De participer au tableau ? Lentement, du bout du pied, sans quitter la scène des yeux, je referme la porte derrière moi.
"On regarde, on ne touche pas, on s'assied bien confortablement dans le fauteuil en cuir et on se tait"
La voix a parlé. Elle a résonné comme venant d'ailleurs, d'un micro, pourtant, c'était bien elle, ma patronne, exposée devant mes yeux, qui vient de me jeter sechement ces consignes. Doucement, j'ai vu ses mains glisser sur la plaque de marbre de son bureau, venir caresser l'extérieur de ses cuisses, puis revenir sur l'intérieur, d'abord hors de ma vue. Puis ses mains réaparaissent entre ses jambes, je vois ses doigts glisser d'avant en arrière dans sa fente luisante d'humidité. Elle commence à gémir de plus en plus fort et j'ai peur que cela n'alerte mes collègues. Je me leve pour verouiller la porte quand elle m'ordonne de rejoindre mon fauteuil. Ses mains accelèrent le mouvement. J'ai toujours trouvé ma patronne particumlièrement sexy, mais jamais tant qu'en ce moment.
Puis retentit cet ordre : "Branle toi".
Je reste muet et immobile un instant, surpris par la violence des mots et du ton. Puis je choisis de suivre la consigne, je ne suis après tout que l'employé et pour l'instant, ça m'arrange. Je fais glisser la fermeture éclair de mon pantalon pour laisser s'échaper ma bite, dure comme du bois, qui ne demandait qu'à être solicitée et je commence un va-et-vient qui suit le rythme du spectacle qui m'est offert.
Soudain, elle se retourne. Je découvre le soutien gorge pigeonnant qui retient sa poitrinne gonflée. Je découvre son ventre, sa peau fine et bronzée, je découvre son regard, avec un vice que je ne lui connaissais pas. Elle ne me regarde pas, elle fixe ma queue. Elle a posé ses fesses sur le coin du bureau et continue, ses jambes très écartées, à masser son sexe de ses deux mains. Je vois certains de ses doigts diparaitre en elle, comme avalés par son désir.
Elle s'approche. Je ne ralentis pas le mouvement. Elle se met à genoux devant moi et tape sur ma main. Elle attrape ma queue et la gobe sans aucun avertissement. Je sens la chaleur de sa bouche comme si elle venait de prendre tout mon corps. Elle semble vouloir me manger. Je n'ose pas la toucher et pourtant, mes mains attraperaient si volontiers un sein ou une fesse. Elle me pompe. Je réalise un instant qu'il va être difficile d'entretenir des relations professionnelles saines après ça, mais l'idée quitte très vite mon esprit Je vois sa bouche qui encercle ma bite. Je vois son cul, qui monte et qui descend au même rythme. Bon sang, que j'aimerais y mettre les doigts.
Elle abandonne ma queue alors que je suis en train de visualiser virtuellement mon majeur coulissant dans son petit trou. Elle se relève, ne me laisse pas le temps de la réflexion et vient s'empaler, dos à moi, sur ma queue. Jamais plus qu'en cet instant, je ne me suis senti objet. Mais qu'il a été bon cet instant ! Très vite, elle empoigne mes couilles qu'elle caresse au rythme de son va-et-vient. Il est impossble pour moin de résister, j'attrape ses seins et je les écrase entre mes doigts. Elle glisse sur moi, on dirait une machine magique qui est en train de me donner du plaisir. Elle gémit de plus belle et accélère son mouvement. J'ai envie de la basculer sur le bureau et de la prendre très frot, mais elle semble vouloir rester maitresse de la situation. Qu'il est bon pour une fois de se laisser guider. Je sens une bombe en moi prête à exploser. Elle crie avant moi, mais continue son mouvement et se retire juste à temps pour venir m'achever de sa main experte. Puis très vite, le rêve prend fin, et elle me demande calmement de quitter son bureau.
Sur le pas de la porte, je croise un collègue qui me demande si la patronne a toujours besoin d'aide pour mettre à jour son ordinateur. Je lui réponds que non, je m'en suis occupé. Et je veux bien m'en occuper à l'avenir.
23 mai 2007
Bientôt.
Le temps qui passe,
il fait trop chaud,
elle a envie de s'allonger dans la fraicheur d'une chambre sombre,
de sentir les courants d'air sur sa peau nue
De se caresser pour soulager toute cette tension dans sa nuque et ses épaules...
Mais pas le temps, il faut qu'elle file.
Pourtant, elle avait aussi tant de choses à vous raconter.
Elle va revenir.
01 février 2007
Homo-copieuse.
Appuyée sur la photocopieuse, balancée en avant, les mains dans les tiroirs, j'essaye désespérément d'y voir clair, mais le papier est coincé et je ne parviens pas à l'attraper. Je vois mes mains s'agiter, pleines d'encre. Bien sur, dans ces cas là, on a jamais le temps, et on ne trouve personne pour nous aider... Puis elle passe derrière moi, comme un serpent, elle ralentit. Me regarde avec un sourire. Me dit "besoin d'aide?". Pose sa tasse de café sur un coin de bureau. Et son corps vient chalouper tout contre le mien. Elle se penche à son tour sur la machine capricieuse. Je sens sa peau tout contre mon bras, son parfum sucré, sa chaleur. Le contact dure quelques secondes à peine, mais des images se bousculent en moi, très vite de nos deux corps enlacés, de ses seins et de sa bouche, de ses cheveux glissant, fluides sur ma peau, de nos souffles trop rapides. Puis elle se redresse, brandissant victorieuse la feuille chiffonnée qui bloquait la machine. "La prochaine fois, appelle-moi !". J'y penserai.
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