23 juillet 2007
Hédonisme ?
Et si c'était pas de l'amour, si c'était juste instinctif, presque un peu bestial. Un besoin qui vous prend le ventre, comme une faim, un vide qu'il faut combler vite, le premier venu ferait l'affaire... Et sans doute mieux encore que celui pour lequel on peut avoir des sentiments. Et si ce n'était rien d'autre, une force inscrite en chacun de nous, un besoin, un volcan qu'il ne faut pas éteindre, qu'il faut écouter quand il gronde.
Ou au contraire. S'il devait y avoir quelque chose pour nourrir cette force, pour la mettre en relief, pour que "baiser" devienne faire "l'amour", pour que l'acte transcende les sentiments, et réciproquement comme un souffle qui fait qu'on existe à ce moment là.
?
20 juin 2007
Géographiquement.
- Dans une voiture, sur une aire d'autoroute, sous une pluie battante qui nous avait alors obligés à nous arrêter.
- Dans les toilettes d'un restaurant donnant sur une des plages des Trois Ilets en Martinique.
- Dans un pré d'herbes hautes avant la moisson.
- Dans un pré d'herbes fauchées après la moisson.
- Dans une caravane qui datait sans doute des années cinquante et qui suivait tous nos mouvements.
- Sur le carrelage de la cuisine
- Dans une petite cabane en bois perchée en haut d'un tobogan dans un parc de jeux
- Dans les vignes, en pleine fête du vin
- Sur une plage
- Parfois dans un lit
- Et tant d'autres endroits un peu magiques sur le moment...
Et vous ? ...
01 février 2007
Obscurité - La suite.
Suite d'une proposition faite plus tôt.
"Les souvenirs remontent doucement à la surface : le RER était bondé comme d'’habitude.
Aggripée à la barre, ballottée par les chaos de la rame, son regard erre dans le vague.
C’est la sensation d’'être observée qui lui fait tourner la tête vers la droite. Il est là, à coté d'’elle au dessus d'’elle, tant il lui paraît grand –
ses yeux malicieux lui souriant. Une bouffée d’'excitation la saisit brutalement, la laissant paniquée, elle d'’habitude si maîtresse de ses
réactions . Il se penche vers son oreille et lui glisse : « Suis moi ! » Et là, contre toute attente et comme mue par une force inconnue,
elle l’'avait suivi.
L'’appartement était immense et le mobilier quasi inexistant accentuait encore la sensation d’'espace. Le soleil pénétrait par les baies
vitrées et inondait l'’appartement de lumière. Au milieu de la pièce trônait un lit entièrement blanc.
Il s’était approché d'’elle et d’'un geste délicat que ne pouvaient laisser prévoir sa taille et sa
force apparente, déboutonna un à un les boutons de sa robe.
Elle était là, devant ce parfait inconnu, simplement parée de son string de dentelle blanc et pourtant elle d’'habitude relativement pudique
n’'en ressentait aucune gène. Le regard qu’'il lui avait jeté dans cette rame de RER l’'avait littéralement hypnotisée et mise dans un tel état
d’'excitation qu’elle se sentait prête à tout.
Il l'’avait alors allongée, pantelante, sur ce grand lit blanc et avec des gestes d'’une grande douceur s’'était livré à un véritable massage de
chaque partie de son corps. Elle ondulait sous ses caresses, chaque fibre nerveuse à la limite de la surcharge.
Après un temps qui lui parut interminable, il attrapa chacun de ses poignets et les enchaina aux montants du lit. Il fit de même avec ses
chevilles. L'’impression d’être livrée en pâture à cet inconnu décupla son excitation et elle sentit
son string s’imprégner de cyprine. Il avait dû le sentir car il commença doucement à caresser son sexe à travers la fine dentelle.
Elle ondulait du bassin, se frottant contre cette main experte qui semblait si bien la connaître.
Ses lèvres gonflées de désir allaient au devant de chaque caresse, demandant à être ouvertes pour accueillir ce sexe énorme qu’elle devinait
sous la fine toile du pantalon de l’'inconnu. Une décharge électrique irradia dans son bas ventre lorsqu’'il glissa un doigt
sous la dentelle pour venir au contact de son clitoris gorgé de désir.
Alors qu’elle se sentait prête à exploser, il avait brutalement retiré sa main et s’était levé pour quitter la pièce.
Un accès de panique l'’avait saisi, s’'imaginant seule, nue, enchaînée à ce lit dans cet appartement inconnu.
Mais il était revenu, entièrement nu. Son sexe, énorme comme elle l’avait soupçonné, se dressait fièrement, lui infligeant à sa vue une
nouvelle bouffée d’excitation et de désir.
Il s’était penché vers elle et sans un mot lui avait bandé les yeux d’'un foulard de soie blanche.
Elle le sentait prés d’elle mais privée de la vue ne pouvait se fier qu’à son ouïe ce qui ne fit qu’'attiser son désir, décuplé par cette
expérience incongrue qu’'elle vivait sans la moindre culpabilité.
Il l’'avait enjambée pour se placer sur son torse, posant son sexe entre ses deux seins. Une brutale et bestiale envie de le prendre dans sa
bouche et de le sucer, s’empara d’elle. Il ne la déçut pas et elle sentit son membre franchir ses lèvres pour aller buter au fond de
sa gorge. Elle poussa malgré le membre qui l'’emplissait un gémissement de bonheur.
Il commença alors un lent mouvement de va et viens dans sa bouche, auquel elle répondait par de savants mouvements de la langue.
Son excitation était à son comble et chaque mouvement de va et viens de l'’inconnu dans sa
bouche, elle l'’accompagnait maintenant d’'un mouvement du bassin.
L’'envie d'’être prise, tout de suite fut trop forte et lui tira un nouveau gémissement.
C’est le moment qu'’il choisit pour se retirer de sa bouche et se glisser entre ses jambes ouvertes. Il écarta son string et de son gland
commença à titiller ses lèvres et son clitoris imbibés de liqueur d’amour.
Elle crut qu’elle allait défaillir et poussa un gémissement de bonheur.
« Prends moi !» lui avait elle dit. Et c’'est ce qu'’il avait fait, lentement au début puis plus vite ; Elle sentait son membre énorme l’'ouvrir,
la remplir, toucher le fond de sa caverne d'’amour puis se retirer pour lui laisser la sensation d’'un vide abyssal et le besoin de se
sentir remplie à nouveau.
Pour la première fois depuis qu'’il lui avait demandé de la suivre, il lui parla enfin mais dans l’'état où elle était, elle ne perçut pas à ce
moment là le sens de ce qu'’il lui disait.
Un orgasme d'’une violence inouïe la submergea et tel un raz de marée balaya tout sur son passage.
Elle sentit une explosion dans son ventre et l'’onde choc se propagea dans ses jambes la paralysant littéralement. Elle la sentit
remonter et c’'est alors qu’elle se dit que jamais elle n'’avait ressenti un tel plaisir qu'’elle sentit sa conscience vaciller.
Maintenant que sa mémoire a tout reconstruit, elle n’'en reste pas moins perplexe. Les questions se bousculent dans sa tête :
Combien de temps est elle restée inconsciente ?
Où est il ?
Que va t elle faire ?
C’est en se posant ces questions qu'’elle se remémora ce qu'’il lui avait dit juste avant qu'’elle ne défaille : «Après le jour tu connaitras la nuit.
Après le blanc, tu connaitras le noir ! »
C’est à ce moment là que dans le noir d’'encre qui l’'entourait, elle entendit respirer."
Errol.
12 janvier 2007
Obscurité.
Elle s'avance dans le noir, elle ne comprend pas pourquoi, elle n'y voit rien. Elle a ouvert les yeux sans savoir vraiment où elle était, allongée sur un marelas. Ses jambes sont lourdes, elle s'est étirée comme un chat et maintenant, elle essaye de retrouver ses esprits et une réponse à ses questions...
10 août 2006
Mobile ?
Elle sort de la douche. Elle se regarde dans la glace, elle pince la peau de son ventre, tire la peau de son visage vers ses tempes, passe de la crême raffermissante sur son corps qu'elle avait déjà frotté énergiquement avec un gant de crin, tartine sa crême anti-rides, puis sa crême contours des yeux, applique une couche épaisse de mascara après avoir poudré son visage, fait glisser un trait d'eye-liner sur ses paupières, brosse ses dents, trop vite, se blesse la gencive, peint ses lèvres d'un brun nâcré, retire la serviette éponge qui laisse tomber ses cheveux blonds humides sur ses épaules, s'évertue à se faire un brushing qui lui prend une bonne vingtaine de minutes, pince des boucles argentées à ses oreilles, enfile une robe fluide et fleurie, juste bien cintrée qui, elle le sait, met en valeur ses formes généreuses. Elle se parfume d'un nuage de Cacharel. Elle quitte la salle de bain et le croise. Il ne la regarde pas. Il vient de se lever et ne la regarde pas. Il s'est servi une tasse de café qu'il boit en regardant ses pieds et IL NE LA REGARDE PAS. Et elle se trouve si moche, si superficielle, si loin de lui. Elle est décidée, aujourd'hui, elle le quitte.
Elle est agent immobilier. Elle vend des maisons et des appartements de grand standing, à des gens qui ont beaucoup d'argent. Elle trouvera moyen de l'oublier, de ne plus l'aimer, lui et son corps, lui et sa peau, lui et sa voix. De toute façon, il a dix ans de moins qu'elle, elle veut l'oublier, elle doit l'oublier.
- A vous la suite... Impatiente de vous lire. La meilleure proposition sera postée dans quelques jours... A vos claviers !
19 juillet 2006
Pression.
Assise sur une terrase de café, dans l'ombre d'un tilleul, par cette chaleur étouffante.
Je ne pouvais me résoudre à rester chez moi.
Tenue légère, encore presque dérangeante sur mon corps chaud et moite.
On se voudrait nu, ou n'avoir plus de corps à supporter par une telle chaleur.
Des gouttes de sueurs perlent à la naissance de mes cheveux, ma nuque est humide.
Le garçon m'apporte une pression bien fraîche.
Je colle mes deux mains sur le verre mouillé.
Regard circulaire.
Impression d'être seule.
Les rues sont désertes, chacun se tapit dans un recoin, à la recherche d'un peu d'air.
A l'autre bout de la terrasse, un homme, seul comme moi, plus âgé.
Je croise son regard.
Ses yeux me piquent au vif.
Qui est-il ?
Qui êtes vous ?
- Inspiré pour la suite ? Ne vous genez pas, partagez vos idées... Récits à plusieurs mains, récits à plusieurs regards...
== Publicité ==



