26 janvier 2008
Objection rejetée.
Déambuler dans les rues de ma ville. Y observer ces centaines de femmes. Mon pas se fait lent, lourd, à l'affût de tout ces petits détails. Elles sont là, à tous les coins de rues. Il y a celle qui est assise dans le froid sur la terrasse d'un café désert, le regard bleu dans le vague, se réchauffant les mains sur sa grande tasse de café noir. Il y a celle qui marche au hasard, les yeux fixés sur une lettre manuscrite, l'écriture serrée lui faisant briller les yeux. Plus loin, il y a celle dont la jupe trop courte dévoile le haut des bas alors qu'elle se penche vers son fils pour lui remettre son bonnet. Il y a celle sur son vélo qui, arrêtée au feu rouge renoue ses lacets et laisse entrevoir par un pull baillant une poitrine chaude. Il a y a celle qui, à la caisse d'un grand magasin perd ses yeux dans les miens, sans me voir vraiment, en pensant à autre chose et qui de toute évidence ignore l'effet que cela a sur moi.
Puis plus tard, dans ce café où je suis allée me réchauffer, il y a cette jeune femme, les cheveux trop blonds dérangeant son visage, tout occupée à tapoter un texto sur son téléphone, visiblement excédée, par une attente, par une absence, par une promesse non tenue. Et il y a moi, assis au bar, en face d'elle, le regard plein de ces images, de cette sensualité quotidienne et ordinaire, que je glane comme autant de trésors. Et je découpe chaque petit détail de sa personne : les marques d'énervement sur son front, sa main qui glisse sous son pull trop large, dans son dos, pour soulager une douleur, ses yeux foncés fixés sur le petit écran qui ne répond pas, sa bouche contrariée, pincée, mais tellement expressive, ses talons de bottines qui se balancent sur la barre du tabouret.
Je pars aux toilettes et alors que je suis en train de me laver les mains, j'entends le claquement de ses talons dans le couloir. Je ne me retourne pas, mais je l'entends s'immobiliser derrière moi. Je me dis que simplement elle attend qui je libère l'endroit, mais lorsque je me tourne vers elle, c'est toute sa personne qui m'attend moi, ses yeux sont rivés sur moi. Et elle me dit "je suis venue pour rien, je déteste perdre mon temps", avec dans la voix un agacement qui me rend presque responsable de sa situation.
Elle m'a bousculé contre le mur, comme l'aurait fait un homme, son corps est venu se caler contre le mien. Sur son front plus d'énervement, dans ses yeux, la lueur du jeu. De sa langue pointue, elle est venue lécher ma bouche et sa main très vite a trouvé dans mon pantalon ce qu'elle cherchait, elle a sorti ma queue qui ne demandait rien de plus et s'est agenouillée pour me sucer. Sa bouche s'est faite brûlante et très rapide autour de moi et pendant ce temps, je voyais son cul, moulé dans un jean trop serré qui tournait au-dessus de ses bottines, ses mains s'accrochant à ma taille. Elle poussait des grognements de plaisir et je me disais que je devais être en pleine vision délirante d'un fantasme. D'une main, elle a tiré sur le col de son pull trop large pour en laisser s'échapper un sein dont elle a commencé à torturer la pointe. La voir ainsi, à la fois offerte et tellement libre, voir sa bouche rose glisser sur ma queue, toujours plus raide, m'a plongé dans un état proche de la syncope. Elle s'est relevée, j'ai eu le temps de voir ses yeux pétillants et elle m'a forcé à pivoter sur moi même pour me retrouver face au mur. Elle a continué à me caresser la queue, comme si elle me suçait, d'une main enveloppante et douce, rapide et régulière. Puis j'ai senti tout son corps se lover contre le mien, et un mouvement de va-et-vient qui trahissait une caresse de ses cuisses, de son sexe contre moi. J'ai pu en un clin d'oeil constater qu'elle avait glissé sa main libre dans son pantalon et qu'elle se caressait avec précision et nervosité. Elle a commencé a gémir en accélérant le mouvement de sa main sur ma queue. Dans une espèce d'extase, j'ai vu près de la porte se profiler une silhouette qui est repartie rapidement et j'ai pris conscience du peu de virilité de la situation, mais il m'en fallait bien plus pour en perdre mon désir. C'est d'ailleurs un plaisir éclatant et sincère qui m'a fait jouir, les deux mains plaquées au mur, alors que le demoiselle derrière moi gémissait de plus belle. Elle a lâché ma queue, je l'ai sentie se crisper contre moi. S'en est suivi un soupir, elle est allée se laver les mains, et se regardant dans la glace, elle a répété "je déteste perdre mon temps", et elle a quitté les lieux.
Déambuler dans les rues de ma ville. Y observer ces centaines de femmes. Et parfois, la surprise...
***
13 janvier 2008
Nude.
[Musique indispensable à toute lecture]
Voila des semaines qu'il veut jouer. Il dit "oui", il dit "non", il dit peut-être. Il me sourit ou il m'ignore. Il me parle trop ou pas assez. Je vois sa tête se tourner dès que je passe devant son bureau, je sens son regard sur mon corps quand je lui parle, je sens le jeu qu'il veut mettre en place. Je n'ai pas eu envie de jouer au début, puis finalement, il a su y faire. C'est un homme très grand, fort, tout en muscles et en chaleur, les cheveux ras et les yeux foncés. Je l'ai trouvé séduisant la première fois que je l'ai vu, plus précisément attirant. L'autre jour, il rentrait de vacances et je me suis dit en le regardant que sa peau toute bronzée devait avoir un goût magique. En lui faisant les bises en arrivant au boulot ce matin là, j'ai trouvé sa joue électrique. Puis ses yeux depuis me semblent plus sombres, plus animés. Et je me surprends à guetter les mouvements de ses mains qui dessinent des arabesques.
Et hier, sans que je m'y attende, le petit jeu que je prévoyais long, progressif et sans aucune conséquence a basculé, d'un coup d'un seul, dans quelque chose que je n'attendais pas. J'aurais imaginé le sexe, la vulgarité, j'aurais pu penser à la violence du moment, à l'urgence, à la force. Jamais je n'aurais imaginé ça.
Il me parlait de ce dossier, de ce groupe que nous avons à encadrer en commun. Il me parlait de ses projets. Ses mots étaient vides et ses yeux trop pleins et même dangereux. Il le savait car il les baissait, ne parvenait plus à soutenir mon regard. Très vite, son trouble m'a gagnée et plutôt que d'en sourire, j'en ai eu peur, j'ai senti que ce ne serait pas anodin. J'ai eu plus peur encore du contexte. Nous étions dans son bureau, les derniers dans le bâtiment, les clés qui devaient le fermer derrière nous étaient dans sa main gauche. J'ai voulu partir, je ne l'ai pas laissé finir sa phrase, j'ai tourné les talons et je me suis précipitée vers la porte. C'était incroyable déjà que tant de choses aient pu passer entre nous sans que nous n'ayons dit un mot. J'ai juste entendu mon prénom, avec une tonalité si différente, grave, profonde, qui contrastait tellement avec les banalités qu'il disait alors. Je me suis retournée, il n'avait pas bougé. Il a dit "non". Et il y avait dans ces trois lettres toute l'intensité de ce que je n'avais pas perçu jusqu'alors. Je me suis approchée de lui, j'ai dit "pourquoi" et nous n'avons plus eu besoin de mots. Il a tendu sa main et la mienne est allée la frôler. J'ai retrouvé cette électricité, ce magnétisme. J'aurais aimé m'arrêter là car je sentais bien que je ne ressortirais pas indemne de ce qui allait suivre. Ses yeux ont plongé dans les miens, sa main est venue sur ma joue et a glissé dans mes cheveux et l'électricité s'est faite enveloppe, bulle, rien d'autre n'existait autour. Ses lèvres se sont rapprochées des miennes, à en sentir son souffle s'accélérer : un instant qui a duré une éternité. Puis le choc, la chaleur dans tout le corps, sa langue sur la mienne, comme liquide et des étoiles devant mes yeux fermés.
Bien sur ses mains ont glissé sur le reste de mon corps, cherchant ma peau sous mes vêtements. J'ai cherché la sienne, prête à défaillir, gonflée d'un désir que je n'avais jamais connu, élastique. Les vibrations de notre désir semblaient emplir la pièce. Et je sentais comme son coeur battre en moi. Nos bouches se sont quittées pour qu'un regard (plus fort encore que le baiser qu'on venait d'échanger) chasse le reste de peur en moi. J'ai trouvé son désir, sous ma main, chair gonflée et brûlante. Il a trouvé mon intimité en glissant sous ma jupe, il a trouvé mon intérieur, comme un secret que personne n'avait encore touché. Nous nous sommes débarrassés des vêtements qui pouvaient freiner cet élan, presque sans nous en rendre compte. Son sexe a remplacé ses doigts en moi, naturellement, et nous étions comme soudés l'un à l'autre, mon dos calé contre le mur, sa force et sa chaleur, en moi. Il en est arrivé à me soulever, lentement. Nos souffles ont suivi ce rythme calculé, pur. Jusqu'à une évidence, pour chacun de nous. Une longue évidence.
Il m'a fallu plusieurs minutes pour reprendre mon souffle et mes esprits. Ensuite, il m'a fallu plusieurs jours, plusieurs semaines pour accepter cette nouvelle idée : lui dans ma vie, avec toute cette évidence que je n'avais su voir avant.
***
16 octobre 2007
Ovale.
Un peu par hasard, je me retrouve l'autre soir devant le match de rugby. Une équipe de France qui perd certes, mais des images qui me restent dans la tête : force et sensualité. Alors que ces bougres tentaient de se frayer une place en finale, j'observais, gourmande, les paquets de muscles et la brutalité des gestes.
Et ce qui me reste surtout, c'est Chabal. J'ai imaginé en me couchant ce soir là, le poids de son corps sur le mien, la souplesse et la force de ses mouvements, ses cuisses entre les miennes, sa bouche dans mon cou, sur ma peau, partout, ses cheveux glissant sur moi, la puissance...
21 septembre 2007
A la caisse.
Elle était là devant moi, remuant sa croupe sous mon nez. Elle se penchait dans son caddy pour y attraper les objets. Habillée de façon très vulgaire, sa jupe trop courte lui remontait le long des cuisses et elle insistait pour la faire redescendre entre chaque article posé sur le tapis roulant. Le temps s'est arrêté malgré le bip-bip de la caisse automatique. J'avais envie de la toucher, de savoir si sa chair était aussi ferme qu'elle en avait l'air, de lui choper les fesses entre mes deux mains, là en plein milieu de ce supermaché, à l'heure de pointe. Bien entendu, ce n'était pas possible, mais des images lubriques passèrent devant mes yeux ouverts : elle, vautrée sur la tapis roulant, sa jupe rose remontée jusqu'à sa taille, se caressant sauvagement, fourrant ses doigts en elle et les ramenant à sa bouche. Et soudain, je me suis dit, alors que je sentait en monter une érection phénoménale, qu'elle ne devait pas avoir de culotte, qu'elle devait être parfaitement nue sous cette jupe minuscule. Et mes yeux sont restés fixés sur ce cul remuant jusqu'à ce qu'elle recule maladroitement et vienne coller ses fesses sur mon désir. Ce contact inattendu provoqua en moi un arc de plaisir sans précédent. Comme si l'actrice d'un film porno sortait de la télé pour venir attraper ma queue.
Aujourd'hui, je ne me souviens pas de son visage, il ne me reste que l'image de son cul, gainé de rose.
17 août 2007
Massages.
Quand je l'ai vue se déshabiller ce jour là, j'ai été ému. Pourtant, je vois des femmes qui se déshabillent tous les jours, environ une dizaine. Je ne les vois même plus. Je vois les gens, je ne vois plus les corps. Je vois des carcasses asexuées présentant un dysfonctionnement. Je suis kiné. Depuis vingt ans l'année prochaine. Je manipule les corps comme un électricien manipule des fils, comme un boucher manipule de la viande. Et tous les jours, elles retirent leurs vêtements, machinalement, parce qu'elles savent que j'en ai "vu d'autres", alors elles font ça comme elles le font dans leurs salles de bains, tous les soirs. Puis ce n'est pas de la nudité qu'elles exposent, c'est un mal, une douleur et je suis le docteur, celui qui a la solution.
Puis ce mardi matin humide et gris, elle est arrivée. Je ne l'avais jamais vue. Elle m'avait été envoyée par un collègue pour un problème de sciatique. Je l'ai mise dans la petite pièce du bas, celle sans fenêtre, et je lui ai dit, comme à tout le monde, "déshabillez-vous, je reviens vous chercher". J'ai laissé la porte entre-baillée parce que ça faisait trois jours que l'ampoule était petée et que je n'avais pas pris le temps de la changer. Mon fixe a sonné et je suis allé décrocher. Je me souviens que c'était un client portugais qui venait me voir depuis des années pour son genou. Et je n'ai jamais rien compris à ce qu'il me racontait.
Puis curieusement, ce jour là, le téléphone collé à l'oreille, je me suis retourné vers la petite pièce sans fenêtre à la porte entrouverte. Elle était assise sur le petit banc au centre, dos à moi dans la pénombre. Elle a commencé à enlever soigneusement chacun de ses vêtements en les pliant à côté d'elle. Ces gestes découvraient au fur et à mesure des sous-vêtements sobres et une peau d'une blancheur lumineuse. Il y avait dans chacun de ses mouvements une telle pudeur que j'aurais aimé lui trouver vite une ampoule pour pouvoir refermer cette porte ouverte qui faisait de moi, soudainement, un voyeur. Parce que je ne pouvais pas la quitter des yeux. Et la voix de monsieur Da Silva ne me parvenait que par bribes toujours incompréhensibles. Alors qu'elle ne portait sur elle plus qu'une culotte blanche et que j'observais la bouche ouverte chaque ligne de son dos, sa tête a pivoté et ses yeux ont croisé les miens. J'ai posé le téléphone sans même prendre le temps de raccrocher. Il faut bien comprendre que ce n'est pas son corps qui m'a fait perdre tous mes moyens ce jour là. C'est elle. La personne et ses gestes emprunts de grâce et de gêne. Il fallait que je me reprenne, son regard était planté en moi, et nous étions tous deux terrifiés par cette situation que je connaissais pourtant au quotidien. Mais ce jour là, tout était si différent. J'étais juste un homme, bouleversé. Il a fallu que je m'approche d'elle. Mes yeux ont quitté son corps pour ne regarder que mes pieds s'avancer vers la petite salle. J'ai murmuré "suivez-moi". Et toujours les yeux sur mes godasses, je lui ai montré la table de massage dans la salle du fond. J'ai juste pu articuler "sur le ventre". Je n'ai pu m'empêcher de la regarder grimper, son bras gauche tentant de barrer sa poitrine. Son malaise emplissait la pièce. Tant de fois j'avais été confronté à la pudeur de jeunes femmes, et j'avais toujours su en faire fi de façon à banaliser le moment pour les mettre à l'aise. Ce jour là, tout était différent.
Je me suis approché de son corps allongé. Ses seins lourds écrasés par son poids sur la table, ses cuisses rondes, la trace du maillot sans doute plus large que sa culotte de coton blanc... Tout était émouvant, ce n'était pas un corps, c'était une histoire, un univers qui s'étalait sous mes yeux. Elle n'avait jusqu'alors prononcé aucun mot et je me suis dit que ce silence était sans doute pour beaucoup dans l'atmosphère pesante du moment. Alors que j'enduisais mes mains d'huile, je questionnai ma nouvelle patiente sur les raisons de sa venue, d'une voix qui se voulait pleine de certitude et de force.
Elle m'a expliqué ce faux mouvement, et cette douleur aiguë depuis. Sa voix était tendre et étouffée, hésitante et secrète, comme si j'étais en train de fouiller son intimité. Il a fallu que je pose mes mains sur sa peau. Ce contact d'ordinaire logique et facile a pris ce jour là des proportions extraordinaires. Au moment où mes mains se sont posées sur son dos, j'ai ressenti comme un arc électrique dans tout le corps. Essayant tant bien que mal de garder mon calme, j'ai commencé le traditionnel va-et-vient qui réchauffe et détend les muscles. La particularité cependant de la sciatique est que le massage s'attarde sur la bas du dos. J'ai essayé ce jour là de faire vite, bien et de penser à autre chose mais je sentais sous mes doigts quelque chose d'inhabituel. Ma patiente se détendait lentement alors que de mon côté, un désir qui n'avait jamais trouvé sa place en ces lieux était en train de naître. Je regardais mes mains glisser sur sa peau et je les imaginais trop volontiers s'égarer à la naissance de ses cheveux, sur les formes généreuses de ses seins, sous le coton de sa culotte. Une envie presque douloureuse s'empara de moi, à m'en tordre le bas-ventre. Des images du plus en plus fortes et bouleversantes m'aveuglaient. Il a fallu que je quitte la pièce, sans aucune explication. Je suis allé me réfugier dans le bureau voisin pour sortir de mon pantalon, dans l'urgence, l'objet de mon délit. Je me suis dit, stupidement, que me soulager me permettrait de continuer à travailler dans des conditions normales en faisant abstraction de ce que dégageait cette personne. Je commençai à me caresser, nerveusement, presque douloureusement quand ce que je n'aurais jamais imaginé se produisit. La porte bailla pour me laisser entrevoir le corps blanc et plein de ma patiente, toujours un bras devant sa poitrine. Ses yeux sont venus s'arrêter sur ma main, occupée à me soulager. Elle a baissé son bras, s'est avancée vers moi, laissant sa candeur dans le couloir, s'est agenouillée et a pris dans sa bouche mon érection phénoménale du jour. Elle m'a sucé comme on ne m'avait jamais sucé, avec une tendresse et une attention que je n'avais jamais connues.
La caresse de sa bouche chaude sur moi dura quelques minutes seulement, durant lesquelles mes yeux étaient rivés à ses lèvres, charnues, gourmandes et appliquées. Elle faisait ça comme si j'étais le seul, le premier, comme s'il y a avait entre nous quelque chose de très particulier, alors que nous nous connaissions depuis moins d'une heure. Soudain, elle se releva en restant tout contre moi. Elle me fixa dans les yeux et me dit qu'elle ne comprenait pas, qu'elle ne faisait jamais ça, que c'était si spécial. Mais elle n'avait pas besoin de mots, je sentais bien ce qu'il y avait entre nous, ça n'avait rien de commun. Elle fit glisser sa culotte le long de ses jambes et prit ma main dans la sienne, elle me guida au centre de son intimité, brûlante et humide. Ma queue était gonflée de désir contre son ventre nu. Elle posa ses fesses sur mon bureau encombré de paperasseries et écarta ses jambes. Elle me souriait maintenant, semblant avoir oublié toute timidité. Ma main toujours nichée entre ses jambes commença alors une caresse d'exploration : sentir sa douceur, sa chaleur, la voir ainsi ouverte à mes doigts me poussa en elle. Je la pris avec une douceur et un calme propres aux personnes qui s'aiment et se connaissent depuis longtemps. Elle plongeait ses yeux dans les miens et je pouvais y lire tout son plaisir et cette complicité naissante entre nous qui faisait de ce moment un instant magique, irréel et j'aurais tout fait pour l'arrêter. Je la pénétrais profondément, je me sentais ancré en elle, et il a fallu que je la serre dans mes bras, tout contre moi, pour savourer pleinement la jouissance exceptionnelle qui devait suivre. Le plaisir nous submergea tous les deux alors que la clochette de l'entrée annonçait l'arrivée de ma patiente suivante.
Ç'aurait pu s'achever sur cet instant, avec un plongeon brutal dans la réalité qui aurait cassé notre magie. Mais non, c'était plus fort que ça. Aujourd'hui, je vis avec elle, et je suis toujours aussi ému lorsque je la regarde se déshabiller.
23 juillet 2007
Hédonisme ?
Et si c'était pas de l'amour, si c'était juste instinctif, presque un peu bestial. Un besoin qui vous prend le ventre, comme une faim, un vide qu'il faut combler vite, le premier venu ferait l'affaire... Et sans doute mieux encore que celui pour lequel on peut avoir des sentiments. Et si ce n'était rien d'autre, une force inscrite en chacun de nous, un besoin, un volcan qu'il ne faut pas éteindre, qu'il faut écouter quand il gronde.
Ou au contraire. S'il devait y avoir quelque chose pour nourrir cette force, pour la mettre en relief, pour que "baiser" devienne faire "l'amour", pour que l'acte transcende les sentiments, et réciproquement comme un souffle qui fait qu'on existe à ce moment là.
?
20 juin 2007
Géographiquement.
- Dans une voiture, sur une aire d'autoroute, sous une pluie battante qui nous avait alors obligés à nous arrêter.
- Dans les toilettes d'un restaurant donnant sur une des plages des Trois Ilets en Martinique.
- Dans un pré d'herbes hautes avant la moisson.
- Dans un pré d'herbes fauchées après la moisson.
- Dans une caravane qui datait sans doute des années cinquante et qui suivait tous nos mouvements.
- Sur le carrelage de la cuisine
- Dans une petite cabane en bois perchée en haut d'un tobogan dans un parc de jeux
- Dans les vignes, en pleine fête du vin
- Sur une plage
- Parfois dans un lit
- Et tant d'autres endroits un peu magiques sur le moment...
Et vous ? ...
19 juin 2007
Diamant

Doigts
Peau
Regard encore
Bruit de l'océan
Chaleur rose
Douce fatigue
Musique rythmée et tropicale
Du sable
trop bu
Couchée sans savoir pourquoi, à même le sol
La plage
Encore ses doigts
Mes cuisses
Ses doigts sur mon sexe
Dans
Va et vient
Et sa langue
Sur ma peau, dans ma bouche, sur mon sexe
Il s'agite et je suis lourde comme du plomb
Mais je profite de chacun de ses gestes
Le sable est collé sur ma peau moite
Sa queue dans ma bouche
Soudain
Il m'attrape par les cheveux
J'aime
Il jouit dans ma bouche
J'aime
Mais ce n'est pas assez
Il me retourne
me dit qu'il m'aime
et prend mon cul
à pleines mains
Le masse
Je sens son regard sur ma croupe
comme une caresse
longtemps
il me pénètre de ses doigts
me farfouille
me lèche encore
longtemps
mon visage est écrasé sur le sable
picotements
Plus loin, rires de touristes et samba
je ne sais combien de temps nous restons là
je gémis en continue
Objet de désir
d'un désir alcoolisé que je ne connaissais pas
sauvage et sans réflexion
...
ça y est, il me prend
il en avait sans doute très envie
je me sentais creuse
Sa queue est grosse et dure
elle me remplit
Je suis sur le côté
Il tient une de mes jambes en l'air
Il va vite
Il tape en moi, bute contre moi
et j'aime ce contact rapide dans mon corps
Mes gémissements se font plus forts
il griffe un de mes seins
Il bouge en moi
Longtemps
Il crie
et moi aussi
J'ai l'impression ce soir là
que nos cris de plaisir
ont couvert le bruit des vagues.
31 mai 2007
Acrostiche.
S'attendre à ta bouche sur ma joue
Et sentir finalement tes doigts
N'osant me dire les choses du tout,
Soudainement, la caresse devient ton choix
Un mot aurait été plus simple pour que je te donne tout.
Avec silence tu frôles ma peau, éveille mon émoi
Longeant mes épaules, mes seins, mon cou.
Il faut que l'on se cache, j'entends des voix
Ta bise se transforme trop vite à mon goût
En caresse indécente et sensuelle à la fois.
Je t'aime, moi non plus
Je t aime moi non plus
envoyé par vilay
Je t'aime
oh, oui je t'aime!
moi non plus
oh, mon amour...
comme la vague irrésolu
je vais je vais et je viens
entre tes reins
et je
me retiens-je t'aime je t'aime
oh, oui je t'aime !
moi non plus
oh mon amour...
tu es la vague, moi l'île nue
tu va et tu viens
entre mes reins
tu vas et tu viens
entre mes reins
et je
te rejoins- je t'aime je t'aime
moi non plus
oh, mon amour...
comme la vague irrésolu
je vais je vais et je viens
entre tes reins
et je
me retiens
tu va et tu viens
entre mes reins
tu vas et tu viens
entre mes reins
et je
te rejoins- je t'aime je t'aime
oh, oui je t'aime !
moi non plus
oh mon amour...
l'amour physique est sans issue
je vais et je viens
entre tes reins
je vais et je viens
et je me retiens
non ! main-
tenant
Viens !
Gainsbourg.
30 mai 2007
Les filles du botaniste.

Un film plein de sensualité.
L'homosexualité y est traitée de façon délicate et pudique,
c'est l'esthétique et les couleurs
la chaleur et les odeurs, presque palpables
qui vont éveiller chez le spectateur
un désir, sourd et fort.
Un seul être vous manque...
Impossible de retrouver vos messages (s'il y en avait),
plus de trace de ma boîte aux lettres,
elle semble s'être évaporée,
dans une de ces fameuses fusion de groupes
(pas de malentendu, je parle "économie")...
Si vous aviez des déclarations à faire,
aussi coquine soient-elles,
il ne vous reste plus qu'à les faire en ligne...
En attente d'une autre solution.
29 mai 2007
Mise à jour.
Quand je rentre dans la pièce, elle est là, le cul en l'air, offert et nu, tourné vers la porte, tout son buste reposant sur son bureau. Je ne comprends pas tout de suite, elle m'a pourtant appelé, ce n'est donc pas un accident. Je n'arrive pas à articuler un mot, mais pourtant, je ne me sens pas vraiement gêné, je ne parviens pas à faire demi-tour et à fermer la porte sur ce tableau merveilleux. Elle ne bouge pas, mais j'entends sa voix, ou plutôt un gémissement. Et en même temps, ses jambes jusqu'alors croisées sur elles-mêmes, se déplient légèrement, se tendent, et les talons aiguilles noirs viennent se planter dans la moquette. Ses jambes forment un angle, et son cul en est le sommet. J'aperçois, se dessinant entre ses fesses parfaites, sa petite chatte qui semble respirer, donnant vie au spectacle encore figé.
Silence. Ai-je le droit d'approcher ? De toucher ? De participer au tableau ? Lentement, du bout du pied, sans quitter la scène des yeux, je referme la porte derrière moi.
"On regarde, on ne touche pas, on s'assied bien confortablement dans le fauteuil en cuir et on se tait"
La voix a parlé. Elle a résonné comme venant d'ailleurs, d'un micro, pourtant, c'était bien elle, ma patronne, exposée devant mes yeux, qui vient de me jeter sechement ces consignes. Doucement, j'ai vu ses mains glisser sur la plaque de marbre de son bureau, venir caresser l'extérieur de ses cuisses, puis revenir sur l'intérieur, d'abord hors de ma vue. Puis ses mains réaparaissent entre ses jambes, je vois ses doigts glisser d'avant en arrière dans sa fente luisante d'humidité. Elle commence à gémir de plus en plus fort et j'ai peur que cela n'alerte mes collègues. Je me leve pour verouiller la porte quand elle m'ordonne de rejoindre mon fauteuil. Ses mains accelèrent le mouvement. J'ai toujours trouvé ma patronne particumlièrement sexy, mais jamais tant qu'en ce moment.
Puis retentit cet ordre : "Branle toi".
Je reste muet et immobile un instant, surpris par la violence des mots et du ton. Puis je choisis de suivre la consigne, je ne suis après tout que l'employé et pour l'instant, ça m'arrange. Je fais glisser la fermeture éclair de mon pantalon pour laisser s'échaper ma bite, dure comme du bois, qui ne demandait qu'à être solicitée et je commence un va-et-vient qui suit le rythme du spectacle qui m'est offert.
Soudain, elle se retourne. Je découvre le soutien gorge pigeonnant qui retient sa poitrinne gonflée. Je découvre son ventre, sa peau fine et bronzée, je découvre son regard, avec un vice que je ne lui connaissais pas. Elle ne me regarde pas, elle fixe ma queue. Elle a posé ses fesses sur le coin du bureau et continue, ses jambes très écartées, à masser son sexe de ses deux mains. Je vois certains de ses doigts diparaitre en elle, comme avalés par son désir.
Elle s'approche. Je ne ralentis pas le mouvement. Elle se met à genoux devant moi et tape sur ma main. Elle attrape ma queue et la gobe sans aucun avertissement. Je sens la chaleur de sa bouche comme si elle venait de prendre tout mon corps. Elle semble vouloir me manger. Je n'ose pas la toucher et pourtant, mes mains attraperaient si volontiers un sein ou une fesse. Elle me pompe. Je réalise un instant qu'il va être difficile d'entretenir des relations professionnelles saines après ça, mais l'idée quitte très vite mon esprit Je vois sa bouche qui encercle ma bite. Je vois son cul, qui monte et qui descend au même rythme. Bon sang, que j'aimerais y mettre les doigts.
Elle abandonne ma queue alors que je suis en train de visualiser virtuellement mon majeur coulissant dans son petit trou. Elle se relève, ne me laisse pas le temps de la réflexion et vient s'empaler, dos à moi, sur ma queue. Jamais plus qu'en cet instant, je ne me suis senti objet. Mais qu'il a été bon cet instant ! Très vite, elle empoigne mes couilles qu'elle caresse au rythme de son va-et-vient. Il est impossble pour moin de résister, j'attrape ses seins et je les écrase entre mes doigts. Elle glisse sur moi, on dirait une machine magique qui est en train de me donner du plaisir. Elle gémit de plus belle et accélère son mouvement. J'ai envie de la basculer sur le bureau et de la prendre très frot, mais elle semble vouloir rester maitresse de la situation. Qu'il est bon pour une fois de se laisser guider. Je sens une bombe en moi prête à exploser. Elle crie avant moi, mais continue son mouvement et se retire juste à temps pour venir m'achever de sa main experte. Puis très vite, le rêve prend fin, et elle me demande calmement de quitter son bureau.
Sur le pas de la porte, je croise un collègue qui me demande si la patronne a toujours besoin d'aide pour mettre à jour son ordinateur. Je lui réponds que non, je m'en suis occupé. Et je veux bien m'en occuper à l'avenir.
23 mai 2007
Bientôt.
Le temps qui passe,
il fait trop chaud,
elle a envie de s'allonger dans la fraicheur d'une chambre sombre,
de sentir les courants d'air sur sa peau nue
De se caresser pour soulager toute cette tension dans sa nuque et ses épaules...
Mais pas le temps, il faut qu'elle file.
Pourtant, elle avait aussi tant de choses à vous raconter.
Elle va revenir.
30 mars 2007
En bref.
Lili se fait bien trop rare ici, elle a déserté ces pages roses, pour d'autres pages...
Elle reviendra, soyez patients.
01 février 2007
Obscurité - La suite.
Suite d'une proposition faite plus tôt.
"Les souvenirs remontent doucement à la surface : le RER était bondé comme d'’habitude.
Aggripée à la barre, ballottée par les chaos de la rame, son regard erre dans le vague.
C’est la sensation d’'être observée qui lui fait tourner la tête vers la droite. Il est là, à coté d'’elle au dessus d'’elle, tant il lui paraît grand –
ses yeux malicieux lui souriant. Une bouffée d’'excitation la saisit brutalement, la laissant paniquée, elle d'’habitude si maîtresse de ses
réactions . Il se penche vers son oreille et lui glisse : « Suis moi ! » Et là, contre toute attente et comme mue par une force inconnue,
elle l’'avait suivi.
L'’appartement était immense et le mobilier quasi inexistant accentuait encore la sensation d’'espace. Le soleil pénétrait par les baies
vitrées et inondait l'’appartement de lumière. Au milieu de la pièce trônait un lit entièrement blanc.
Il s’était approché d'’elle et d’'un geste délicat que ne pouvaient laisser prévoir sa taille et sa
force apparente, déboutonna un à un les boutons de sa robe.
Elle était là, devant ce parfait inconnu, simplement parée de son string de dentelle blanc et pourtant elle d’'habitude relativement pudique
n’'en ressentait aucune gène. Le regard qu’'il lui avait jeté dans cette rame de RER l’'avait littéralement hypnotisée et mise dans un tel état
d’'excitation qu’elle se sentait prête à tout.
Il l'’avait alors allongée, pantelante, sur ce grand lit blanc et avec des gestes d'’une grande douceur s’'était livré à un véritable massage de
chaque partie de son corps. Elle ondulait sous ses caresses, chaque fibre nerveuse à la limite de la surcharge.
Après un temps qui lui parut interminable, il attrapa chacun de ses poignets et les enchaina aux montants du lit. Il fit de même avec ses
chevilles. L'’impression d’être livrée en pâture à cet inconnu décupla son excitation et elle sentit
son string s’imprégner de cyprine. Il avait dû le sentir car il commença doucement à caresser son sexe à travers la fine dentelle.
Elle ondulait du bassin, se frottant contre cette main experte qui semblait si bien la connaître.
Ses lèvres gonflées de désir allaient au devant de chaque caresse, demandant à être ouvertes pour accueillir ce sexe énorme qu’elle devinait
sous la fine toile du pantalon de l’'inconnu. Une décharge électrique irradia dans son bas ventre lorsqu’'il glissa un doigt
sous la dentelle pour venir au contact de son clitoris gorgé de désir.
Alors qu’elle se sentait prête à exploser, il avait brutalement retiré sa main et s’était levé pour quitter la pièce.
Un accès de panique l'’avait saisi, s’'imaginant seule, nue, enchaînée à ce lit dans cet appartement inconnu.
Mais il était revenu, entièrement nu. Son sexe, énorme comme elle l’avait soupçonné, se dressait fièrement, lui infligeant à sa vue une
nouvelle bouffée d’excitation et de désir.
Il s’était penché vers elle et sans un mot lui avait bandé les yeux d’'un foulard de soie blanche.
Elle le sentait prés d’elle mais privée de la vue ne pouvait se fier qu’à son ouïe ce qui ne fit qu’'attiser son désir, décuplé par cette
expérience incongrue qu’'elle vivait sans la moindre culpabilité.
Il l’'avait enjambée pour se placer sur son torse, posant son sexe entre ses deux seins. Une brutale et bestiale envie de le prendre dans sa
bouche et de le sucer, s’empara d’elle. Il ne la déçut pas et elle sentit son membre franchir ses lèvres pour aller buter au fond de
sa gorge. Elle poussa malgré le membre qui l'’emplissait un gémissement de bonheur.
Il commença alors un lent mouvement de va et viens dans sa bouche, auquel elle répondait par de savants mouvements de la langue.
Son excitation était à son comble et chaque mouvement de va et viens de l'’inconnu dans sa
bouche, elle l'’accompagnait maintenant d’'un mouvement du bassin.
L’'envie d'’être prise, tout de suite fut trop forte et lui tira un nouveau gémissement.
C’est le moment qu'’il choisit pour se retirer de sa bouche et se glisser entre ses jambes ouvertes. Il écarta son string et de son gland
commença à titiller ses lèvres et son clitoris imbibés de liqueur d’amour.
Elle crut qu’elle allait défaillir et poussa un gémissement de bonheur.
« Prends moi !» lui avait elle dit. Et c’'est ce qu'’il avait fait, lentement au début puis plus vite ; Elle sentait son membre énorme l’'ouvrir,
la remplir, toucher le fond de sa caverne d'’amour puis se retirer pour lui laisser la sensation d’'un vide abyssal et le besoin de se
sentir remplie à nouveau.
Pour la première fois depuis qu'’il lui avait demandé de la suivre, il lui parla enfin mais dans l’'état où elle était, elle ne perçut pas à ce
moment là le sens de ce qu'’il lui disait.
Un orgasme d'’une violence inouïe la submergea et tel un raz de marée balaya tout sur son passage.
Elle sentit une explosion dans son ventre et l'’onde choc se propagea dans ses jambes la paralysant littéralement. Elle la sentit
remonter et c’'est alors qu’elle se dit que jamais elle n'’avait ressenti un tel plaisir qu'’elle sentit sa conscience vaciller.
Maintenant que sa mémoire a tout reconstruit, elle n’'en reste pas moins perplexe. Les questions se bousculent dans sa tête :
Combien de temps est elle restée inconsciente ?
Où est il ?
Que va t elle faire ?
C’est en se posant ces questions qu'’elle se remémora ce qu'’il lui avait dit juste avant qu'’elle ne défaille : «Après le jour tu connaitras la nuit.
Après le blanc, tu connaitras le noir ! »
C’est à ce moment là que dans le noir d’'encre qui l’'entourait, elle entendit respirer."
Errol.
Homo-copieuse.
Appuyée sur la photocopieuse, balancée en avant, les mains dans les tiroirs, j'essaye désespérément d'y voir clair, mais le papier est coincé et je ne parviens pas à l'attraper. Je vois mes mains s'agiter, pleines d'encre. Bien sur, dans ces cas là, on a jamais le temps, et on ne trouve personne pour nous aider... Puis elle passe derrière moi, comme un serpent, elle ralentit. Me regarde avec un sourire. Me dit "besoin d'aide?". Pose sa tasse de café sur un coin de bureau. Et son corps vient chalouper tout contre le mien. Elle se penche à son tour sur la machine capricieuse. Je sens sa peau tout contre mon bras, son parfum sucré, sa chaleur. Le contact dure quelques secondes à peine, mais des images se bousculent en moi, très vite de nos deux corps enlacés, de ses seins et de sa bouche, de ses cheveux glissant, fluides sur ma peau, de nos souffles trop rapides. Puis elle se redresse, brandissant victorieuse la feuille chiffonnée qui bloquait la machine. "La prochaine fois, appelle-moi !". J'y penserai.
12 janvier 2007
Obscurité.
Elle s'avance dans le noir, elle ne comprend pas pourquoi, elle n'y voit rien. Elle a ouvert les yeux sans savoir vraiment où elle était, allongée sur un marelas. Ses jambes sont lourdes, elle s'est étirée comme un chat et maintenant, elle essaye de retrouver ses esprits et une réponse à ses questions...
Derrière la porte.
Un livre d'Alina Reyes à découvrir pour sa singularité : construit sur la structure toute particulière du "livre dont vous êtes le héros", le lecteur jongle avec les chapitres, construisant sa propre histoire de pages en pages. Et l'auteur va encore plus loin en laissant la possibilité au "héros" d'entrer du côté "homme" ou du côté "femme" puisque le livre est construit en miroir. Un roman ludique et particulièrement excitant !
05 janvier 2007
Des bouches gourmandes.
Par hasard, je retrouve ça.
Je n'ai que le son, je n'ai pas les images.
Je n'ai jamais été une adepte de ce style musical.
Le tube remonte à quelques années.
Et curieusement, ça provoque en moi une émotion,
le souvenir de quelque chose de troublant.
Puis des images me reviennent, teintées d'un voile de confusion.
Je revois ces bouches en gros plan,
qui se mangent, se dévorent.
Je me souviens surtout de ma réaction de l'époque,
à chaque diffusion du clip,
je me retrouvais pétrifiée, fascinée, immobile devant mon poste...
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